Chronique de Frost : Frost Angeles

Frost : Frost Angeles
Le parrain n’a pas raccroché les gants
Un des plus anciens rappeurs encore en activité avec Too Short, Frost nécessite -t’il encore d’être introduit ? Reconnu comme le parrain du rap latino, abonné à une qualité jamais démentie, il a traversé toutes les périodes du rap, de ses débuts avec Ice T à son premier album avec Tony G, de ses projets de groupe avec Slow Pain du temps de Ruthless au succès de Latino Velvet avec ses partenaires de la Baie. Son dernier opus remontait à 2002 et depuis on ne l’avait que peu vu en featurings. Alors, le O.G est il toujours au top ? Frost Angeles fournit une double réponse : les couplets du boss d’East L.A résonnent avec toujours autant de classe mais il a décidé de ne pas tenter l’aventure seul. Volonté de partager la vedette ou besoin de sang neuf ? Cette fois ci en tous cas il est accompagné de Bad Boy (du groupe Clika One de Las Vegas qui a collaboré avec Frost dès 2000, le même Bad Boy qui avait par aileurs sorti un album avec Spice 1) et du jeune producteur Scoop Deville (qui pourrait être son fils…)
Résulte de cette collaboration un véritable son de Los Angeles, moderne sans être trahi, avec une petite touche de latino ( " Los Borachos ") qui ne dérangera pas les allergiques au chicano. Si " It ain’t the same " utilise une réminiscence des synthés du Tony G des années 90 pour évoquer le bon vieux temps et que " Tha Kaper " réunit des éléments du légendaire Latino Velvet (Merci Jay tee et Philly Blunt) la plupart du son a été actualisé, donc ouvert aux jeunes oreilles (" It’s tha kid ").
Quand aux textes du Veterano, désormais épaulé à l’écriture par Scoop Deville, ils n’ont pas faibli :
-" Now it’s so much drama in the 213,
it’s kinda hard bein’ F R O S T"
-"Don’t hate the playa hate the game you hoe,
that’s what I tell them when I take the girls straight to the Momo"
-" Let’s get the shit straight homies, ain’t no braids in Africa,
the true Aztecas and the Mexicas would laugh at ya!"
Si on doit faire un reproche à ce nouvelle livraison de la cité des anges, c’est qu’elle ne fournisse pas plus de Frost que ce soit en nombre de titres mais surtout en présence au micro, d’autant plus qu’il garde une voix, un flow et une présence supérieure à la plupart de ses invités. Par ailleurs reconnaissons qu’il aurait pu faire du remplissage alors que les 14 morceaux choisis assurent une grande qualité à la totalité… Réjouissons nous donc plutôt que Frost soit encore au top après plus de 20 ans de rap. Et profitons en même pour réécouter sa prolifique discographie et voyager ainsi pendant l’hiver sous le soleil de Frost Angeles…
Résulte de cette collaboration un véritable son de Los Angeles, moderne sans être trahi, avec une petite touche de latino ( " Los Borachos ") qui ne dérangera pas les allergiques au chicano. Si " It ain’t the same " utilise une réminiscence des synthés du Tony G des années 90 pour évoquer le bon vieux temps et que " Tha Kaper " réunit des éléments du légendaire Latino Velvet (Merci Jay tee et Philly Blunt) la plupart du son a été actualisé, donc ouvert aux jeunes oreilles (" It’s tha kid ").
Quand aux textes du Veterano, désormais épaulé à l’écriture par Scoop Deville, ils n’ont pas faibli :
-" Now it’s so much drama in the 213,
it’s kinda hard bein’ F R O S T"
-"Don’t hate the playa hate the game you hoe,
that’s what I tell them when I take the girls straight to the Momo"
-" Let’s get the shit straight homies, ain’t no braids in Africa,
the true Aztecas and the Mexicas would laugh at ya!"
Si on doit faire un reproche à ce nouvelle livraison de la cité des anges, c’est qu’elle ne fournisse pas plus de Frost que ce soit en nombre de titres mais surtout en présence au micro, d’autant plus qu’il garde une voix, un flow et une présence supérieure à la plupart de ses invités. Par ailleurs reconnaissons qu’il aurait pu faire du remplissage alors que les 14 morceaux choisis assurent une grande qualité à la totalité… Réjouissons nous donc plutôt que Frost soit encore au top après plus de 20 ans de rap. Et profitons en même pour réécouter sa prolifique discographie et voyager ainsi pendant l’hiver sous le soleil de Frost Angeles…

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