mardi, novembre 29, 2005

Chronique de Izakane : The Beginning


Izakane : The Beginning

Already classic

Il y a les albums qu’on attend, ceux qu’on attend plus et puis les surprises. " The Beginning" est une très bonne surprise. Alors qu’Izakane était un parfait inconnu, tous les ingrédients qui font le flamboyant du gangsta rap " made in cali " sont réunis dans son premier album: productions riches et mélodieuses, chants funky et francs, concepts variés et convaincants, collaborations indiscutables et flow west. Un album qui invite B Legit, Mac Dre, Kurupt, Harm, Yukmouth, Spice 1 et Jayo Felony ne peut être moyen. Mais Izakane prouve que même dans ses couplets le niveau est assuré. D’ailleurs le seul titre qu’il assure en solo, " and then " montre à lui seul la diversité de son flow. Et puis, pièce maîtresse d’un album de grande qualité la production est sans concession : hormis Harm, tout est assuré par un certain Cuzzin’ Shawn qui a su ressortir les basses qui ronronnent, les sirènes (modernisées, il s’entend), les nappes d’ambiances et poser le tout sur des percussions au goût du jour.
Côté lyrics Izakane et ses invités vous invitent dans l’univers des playas du nord de la Californie : soirées, ladies, alcool, drogue, frime, business mais aussi règlements de comptes. La vie que seul les gagnants peuvent mener, et comme le dit Spice 1 dès le premier titre " damn it feels good to be a real ass nigga / money, guns, bitches and chrome plented triggers "
Quand au flow d’Izakane il se positionne entre celui d’Assassin et celui de Keak da Sneak, avec, comme une infinité de rappeurs, quelques phases à la Mac Dre. Voici un de ses spits :
"Shakin’ the west coast like dice,
It’s me and Spice, Fuckin’ nice
On a bitch, yo bad on a hoe
Thugs love big butts, puff a dubb
let’s smoke and get high, big body, hit on ice..."
Le tout regorge d’influences, les trois principales étant de toute évidence la Baie, Sacramento et Kansas City. Une touche de la nouvelle vague (très dynamique et uptempo) " Hyphy " apparaît sur les titres " Out my body " et dans une moindre mesure " Bay style ", les deux avec Keak da Sneak.
Dans des temps où tout une partie de la baie semble abandonner le son qui a fait ses plus belles années, Izakane signe un album bienvenu à tous égards. D’autant que Mac Dre (R.I.P) y a posé quelques unes de ses dernières rimes, très bonnes d’ailleurs. A savourer en attendant la suite de ses aventures ou celles de Cuzzin’ Shawn…