Quand les députés de droite attaquent le rap français et la liberté d’expression



Quand les députés de droite attaquent le rap français et la liberté d’expression, partie II
avant de lire cette partie, vérifiez d'avoir lu la précédente ( juste en dessous)
Le futur, que nous réserve t’il ?
Dans le projet de loi de " délit d'atteinte à la dignité de la France et de l'Etat " on notera l’idée des deux censeurs principaux de construire un futur où il sera plus aisé de censurer et de punir les rappeurs trop insolents. La législation peut être le socle de ce système de censure, d’autant plus facilement que ce sont justement les députés de la majorité qui détiennent le pouvoir de légiférer. On notera également qu’à aucun moment leur démarche ne prévoit de tenir compte du peuple français et de son idée sur la question… Les députés font certainement partie d’une élite qui peut mieux que quiconque juger de ces questions de société et les traiter sans consulter les français…
Plus fort que la censure, l’épuration nationale.
Comment affaiblir, décourager voire éliminer des catégories de la population " indésirables " sans être poursuivi pour crimes contre l’humanité ? En gardant le " tête haute et les mains propres " ? Les américains, échaudés par les activismes noirs des années 60 / 70 ont éprouvé une méthode. La première étape de celle-ci consiste à favoriser la criminalisation des " indésirables " en laissant entrer la drogue dans leurs ghettos, en rendant difficile leur éducation, en diminuant leurs prestations sociales et en favorisant la médiatisation de valeurs et de personnages qui valorisent des comportements illégaux. La seconde étape consiste à appréhender les contrevenants par dizaines de milliers et à les condamner le plus fortement possible. Plus ils récidiveront, plus ils seront condamnés à de lourdes peines, disparaissant exécutés ou derrière les barreaux. La plupart des autres se tueront entre eux dans d’interminables guerres de gangs. Ceux qui restent seront handicapés par leur sous nombre et leur image négative…
Les bons français Jean Marie Le Pen et Jean-Paul Garraud ont imaginé une autre méthode. Elle consiste à tirer profit de la situation explosive des banlieues françaises pour neutraliser ou expulser une partie de ses habitants, escomptant de réduire ainsi au silence et à la résignation les autres. Pour cela il faut créer un système législatif suffisamment punitif pour obtenir des décisions de justice adaptées à leurs objectifs. Puis attendre que les condamnations suivent les arrestations dans les banlieues françaises…
Extrait de " Certains émeutiers déchus de leur nationalité ? " paru dans le Nouvelobs, 9 novembre 2005
" Le député UMP Jean-Paul Garraud a annoncé mercredi 9 novembre le dépôt prochain d'une proposition de loi visant à donner la possibilité aux tribunaux de "déchoir de la nationalité française" les étrangers naturalisés reconnus coupables pour "des faits graves" dans les violences urbaines.
"Les délinquants qui participent à la guérilla urbaine actuelle cherchent par des objectifs précis à détruire la Nation française. Ils expriment aussi par ces violences leur rejet de la France", a affirmé dans un communiqué Jean-Paul Garraud.
Pour le député de Gironde et ancien président du TGI de Paris, "il est plus que jamais nécessaire de donner la possibilité aux tribunaux de déchoir de la nationalité française les étrangers qui l'on acquise, si leur culpabilité est reconnue pour des faits graves ayant démontré leur volonté de porter atteinte aux valeurs de la République".
"Les voyous ne s'attaquent pas qu'à des biens matériels. Ils visent à travers eux les symboles de notre culture, les fondements de la nation française. Ces comportements s'apparentent à du fascisme culturel", a-t-il poursuivi.
"Quand des écoles, des crèches ou des livres brûlent c'est un peu de notre civilisation qui part en fumée", a ajouté Jean-Paul Garraud. "
Avec son député Garraud l’UMP chasse claireent sur les terres de l’extrême droite. Il n’est plus nécessaire d’attendre l’arrivée au pouvoir du FN, ses idées sont reprises par le parti au pouvoir, l’UMP. La preuve dans la suite de l’article :
" Le chef du FN Jean-Marie Le Pen a lui aussi préconisé mercredi que les jeunes issus de l'immigration qui prennent part aux violences urbaines en France soient déchus de leur nationalité, dans un entretien à la BBC.
"Nous devons retirer la nationalité française à ceux qui sont identifiés comme ayant pris part à ces émeutes" , a dit le président du Front National, qui les a qualifiés de "Français de papier".
"La loi française autorise à retirer la nationalité à ceux qui n'en sont pas dignes. (...) Nous allons leur retirer la nationalité, à eux, pas à leurs grands-parents", a déclaré M. Le Pen, dont les propos étaient traduits en anglais.
A la journaliste qui lui faisait valoir que ces jeunes étaient nés en France et que leurs grands-parents étaient venus d'Algérie, Jean-Marie Le Pen a rétorqué, faisant référence à l'exode des Français d'Algérie après l'indépendance: "Il y a eu un million et demi de Français qui sont nés en Algérie et cela n'a pas empêché les Algériens de les rejeter à la mer".
"Si leurs parents et grands-parents sont venus en France pensant que c'était un Eldorado et si leurs petits-enfants estiment qu'il n'y a pas d'opportunités, ils peuvent toujours retourner dans leur pays d'origine", a-t-il ajouté. "Ce sont des 'Français de papier'", a-t-il dit. "Je ne crois pas avoir entendu que ces jeunes cherchent réellement un travail. Pour travailler, il faut vouloir chercher un emploi. Beaucoup d'entre eux, pas tous, sont très contents de vivre d'allocations sociales, de l'économie souterraine, du trafic de drogue", a-t-il dit. "
Décidément le milliardaire chef du parti du F-Haine semble bien connaître les banlieues. Dommage que l’on ne l’y voie pas plus souvent…
Triste rappel historique :
(http://www.lesmutants.net )
" Le député de Gironde, précisons-le, ne peut toutefois pas revendiquer le brevet de cette " invention ". A partir de juillet 1940, les hommes du maréchal Pétain ont " dénaturalisé " de nombreux étrangers qui avaient acquis récemment la nationalité : républicains espagnols réfugiés en France, Juifs d’Allemagne et d’Autriche après les lois de Nuremberg, Polonais chassés par les nazis en 1939. La mesure s’étendra même aux Juifs d’Algérie, auquel le décret Crémieux de 1870, abrogé en octobre 1940, avait donné la nationalité française.
Une question à M. Jean-Paul Garraud : s’il s’avère que l’annonce du " nettoyage au Kärcher " de la " racaille " des cités a bien constitué le détonateur de l’actuelle explosion, faudra-t-il " déchoir de la nationalité française " l’auteur de ces propos incendiaires ? "
Quitte à cibler l’électorat d’extrême droite avec des mesures d’extrême droite, autant utiliser une presse d’extrême droite. C’est donc le pas que n’ont pas hésité à franchir plusieurs députés UMP dont le très français député de la Gironde.
" La fine ligne de l’U.M.P à l’extrême droite "
Disponible sur
http://archquo.nouvelobs.com/cgi/articles?ad=politique/20051228.OBS0338.html&host=http://permanent.nouvelobs.com/
Dans l'hebdo d'extrême-droite Minute, le député explique que sa proposition de loi sur la "déchéance de la nationalité" ne s'applique pas à "tous les émeutiers".
Le député UMP Jean-Paul Garraud, auteur d'une proposition de loi sur la "déchéance de la nationalité française", affirme qu'on ne peut pas la "caricaturer" en disant qu'elle s'appliquerait à "tous les émeutiers des banlieues", dans un entretien au journal Minute.
Les "infractions" qui pourraient entraîner cette déchéance seraient "terrorisme, crimes contre l'humanité et crimes contre l'Etat et la paix publique", déclare Jean-Paul Garraud à l'hebdomadaire d'extrême-droite.
"Ce sont des infractions extrêmement graves et on ne peut pas caricaturer ma position en disant que tous les émeutiers des banlieues vont se voir privés de la nationalité française", ajoute-t-il.
Par ailleurs, "il n'est pas question de rendre quelqu'un apatride", précise le député de Gironde et ancien président du tribunal de grande instance de Paris.
"En revanche, quelqu'un qui a une double nationalité peut très bien perdre l'une des deux, en l'occurrence la nationalité française, si le tribunal le décide", dit-il.
"Faits graves"
Il précise aussi que sa proposition de loi "ne s'applique qu'à des infractions commises en France".
Jean-Paul Garraud avait annoncé le 9 novembre le dépôt prochain d'une proposition de loi visant à donner la possibilité aux tribunaux de "déchoir de la nationalité française" les étrangers naturalisés reconnus coupables pour "des faits graves" dans les violences urbaines.
Il a effectivement déposé le 22 décembre une proposition de loi sur la "déchéance de la nationalité française", selon le site internet de l'Assemblée nationale, qui n'en publie pas encore le texte.
Jean-Paul Garraud est le deuxième député UMP à s'exprimer ces dernières semaines dans l'hebdomadaire d'extrême-droite.
Le député UMP Eric Raoult, maire du Raincy (Seine-Saint-Denis), avait ainsi accordé une interview à l'hebdomadaire le 21 décembre, dans laquelle il déclarait que "Clichy-sous-Bois fait honte à notre pays".
"Cette ville fait honte à notre pays. C'est à partir de Clichy-sous-Bois que les émeutes dans les banlieues ont commencé. Or, c'est la ville de France qui reçoit le plus d'argent de l'Etat depuis une vingtaine d'années", avait affirmé Eric Raoult, ancien ministre délégué à la Ville (1995-97).
Le maire du Raincy avait également réitéré sa demande de "mise sous tutelle" de cette ville située en Seine-Saint-Denis et voisine de la sienne, parce qu'elle "a tellement de problèmes" qu'"il faut y nommer un représentant de l'Etat" pour que son maire, "qui semble dépassé par la situation, puisse être aidé par un haut fonctionnaire". Une cache d'armes y avait été découverte à la mi-décembre.
Pour revenir à " la demande de la coalition parlementaire menée par François Grosdidier, le Garde de Sceaux a chargé le procureur général de Paris d’ouvrir une enquête judiciaire. La brigade de la répression de la délinquance sur la personne doit ainsi déterminer s’il y a bien infraction et prescription, car des groupes ou rappeurs incriminés n’existent plus depuis plusieurs années. C’est le cas de Lunatic, dissous en 2002, de Ministère Amer, qui n’a pas sorti d’album depuis une dizaine d’années, et de Fabe, qui a pris sa retraite en tant qu’artiste il y a plus de cinq ans. Mais pour cet élu de la Moselle, " le problème, c’est qu’on peut toujours acheter leur musique en ligne et en magasin ".
Retour de la censure ou...
En réponse aux attaques dont il fait l’objet, Monsieur R évoque le " retour de la censure ". Pour lui, l’initiative de ces parlementaires relève " non seulement de la censure mais du racisme ". Il conteste les accusations de racisme anti-français et l’idée que le rap ait pu avoir une quelque influence dans les récentes violences urbaines. " Je n’accepte pas d’être traité de raciste, on peut avoir une vision critique de la France sans être anti-français ni raciste ", a-t-il expliqué aux différents médias qui n’ont cessé de le solliciter depuis le début de cette affaire. " Quand Brassens a des propos très durs contre l’Etat, tout le monde applaudit car il fait partie du patrimoine culturel français. Mais quand ce sont des jeunes colorés, on veut les traîner en justice. Il y a deux poids deux mesures ", a-t-il ajouté.
Un autre rappeur visé par cette initiative, Passi, membre du Ministère Amer, s’est également exprimé, accusant l’UMP de vouloir " les voix de Jean-Marie Le Pen (leader du Front National, parti d’extrême droite), au lieu de parler d’amour, d’éducation, de réinsertion, d’ouverture ". " Nous les rappeurs décrivons les maux, les blocages dans les rouages de cette société où les élus ne cessent de faire miroiter justice, fraternité, liberté, équité ", a-t-il souligné.
Interrogés sur leur action sans précédent dans la récente histoire de la censure les deux leaders de cette attaque en règle contre le rap ont dévoilé plus avant leurs idées. Pour eux les auditeurs de rap sont clairement trop limités intellectuellement pour prendre le moindre recul. Selon eux les banlieues françaises regorgent de moutons de panurge. Heureusement que les rappeurs français n’incitent pas encore au suicide comme d’autres stars de la musique mondiale ( encore que ce serait peut être la solution pour débarrasser le France de ses émeutiers ?!)
Le rap de ces artistes, a affirmé à l'AFP le député UMP François Grosdidier, "n'est pas un type de musique qui s'adresse à un public averti (...) et qui est en mesure de prendre des messages au deuxième, au troisième ou au quatrième degré".
"Dans les facteurs qui ont conduit aux violences dans les banlieues , cela en fait partie", estime-t-il: "Ce phénomène musical là n'est pas du tout étranger à ces violences".
Un avis partagé par Daniel Mach, qui avait porté plainte avant les émeutes: "De tels propos ne pouvaient qu'amener ce style de révolte", a-t-il déclaré.
152 députés et 49 sénateurs c’est énorme. Proportionnellement c’est plus énorme encore que le résultat du 21 avril 2002. Bien heureusement il reste quelques tenants de l’exécutif de droite pour être un peu moins liberticides et imbéciles que leurs collègues. Nous l’avons échappé belle, cette fois au moins…
Le ministre de la Culture apaisant
"Je suis le double garant de l'indépendance et de la liberté artistique, principe absolument sacré", a assuré vendredi soir le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres.
"Le rap est une forme d'expression artistique qui par définition est une interpellation, un cri passionnel, la volonté de se faire entendre là où un certain nombre ont le sentiment que les portes sont fermées", a-t-il souligné sur France Culture. "Les artistes sont là aussi pour provoquer, créer des prises de conscience", a-t-il rappelé.
Faisant appel au sens de la "responsabilité", Renaud Donnedieu de Vabres a ajouté qu'il faisait "confiance à la justice pour déterminer quelle est la part nécessaire de protection de la liberté de création", qui est "une valeur essentielle" et "à partir de quel moment on franchit une autre ligne, inacceptable".
Le Premier ministre
Interrogé vendredi, le Premier ministre Dominique Villepin a déclaré que tous les appels à la haine et au racisme doivent être condamnés, mais il a estimé que la musique rap ne pouvait être tenue pour responsable de la violence urbaine.
"La justice, chaque fois qu'elle constatera qu'il y a des appels à la haine, peut bien sûr être saisie. Il appartient à ceux qui suivent les différents groupes de le dire, à la justice de faire son travail, ne confondons pas les rôles", a indiqué le Premier ministre.
Si SOS racisme est bien heureusement intervenue, la meilleure réaction à cette attaque d’un jeunesse multicolore et de sa musique est certainement venue du MRAP
... plainte discriminatoire ?
Le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (Mrap) parle aussi de " basse manœuvre politique des élus de l’UMP qui vise à chasser sur les terres électorales de l’extrême droite ". Il a fait savoir dans un communiqué qu’il mettait à disposition de ces députés " des extraits des chansons de différents artistes français dont les textes appellent à la violence, à la sédition, au mépris de l’armée et de la police " afin de les aider dans " leur entreprise de purge culturelle ". Il invite ainsi les internautes à déposer sur son site " des textes litigieux des chansons françaises " susceptibles de faire l’objet de plainte. Il transmettra ensuite ces textes aux parlementaires concernés par la fameuse initiative afin qu’ils demandent également des sanctions judiciaires au même titre que pour les chansons de rap. " Faute d’une plainte immédiate contre les chanteurs indiqués ou d’une demande de retrait de disques concernés sur les rayons des disquaires, le Mrap en conclurait que la plainte contre les rappeurs est de nature discriminatoire et donc raciste, et étudierait alors les conditions d’une action en justice pour plainte discriminatoire et harcèlement au faciès ", a conclut le mouvement.
On se réjouira également de l’action rassurante de tout un groupe d’auteurs de polars français qu’ils ont intelligemment nommée " Nous sommes tous des rappeurs de banlieue ". Didier Daeninckx est d’entre eux. Interrogé par le journaliste de 20 Minutes, voilà ce qu’il a répondu :
Pourquoi avoir signé, avec d’autres auteurs de polars, l’appel " Nous sommes tous des rappeurs de banlieue "* ?
Nous refusons l’image univoque de violence du rap. Quand on prend la peine d’écouter, il y a des excès bien sûr, mais l’essentiel de ce genre musical exprime un désenchantement. Les auteurs de romans noirs travaillent aussi sur cette violence sociale. Plusieurs textes de rap sont quasiment des reportages sur le quotidien des jeunes en banlieue. Et l’un des thèmes centraux est les contrôles de police permanents. La police les traite avec mépris, elle les tutoie, elle se comporte non comme un corps républicain mais comme une bande.
Les députés qui les attaquent se trompent donc de combat selon vous ?
Ils prennent l’excès de quelques-uns pour le tout. Ils sont dans l’opportunisme, la généralisation, base du racisme, et s’emparent d’un dérapage pour rassembler les bonnes gens avec eux.
Les rappeurs sont une cible facile ?
On enseigne les surréalistes dans les lycées et les facultés du monde entier. Pourtant, dans les années 1930, Breton a écrit " Nous sommes avec ceux qui tuent ", et Aragon " Descendez les flics, camarade ". Personne n’imagine qu’ils l’ont fait, car on est dans la création, pas dans l’acte. Mais ces auteurs étaient de jeunes bourgeois qui ne faisaient pas peur. Les rappeurs, eux, renvoient l’image de la banlieue, plus facile à manipuler par les extrêmes.
Vous êtes né à Saint-Denis et vivez à Aubervilliers. Les émeutes vous ont-elles étonné ?
Pas du tout. Il est même logique qu’elles aient surtout touché la grande couronne parisienne, Clichy-sous-Bois, Montfermeil... Là-bas, les cités sont vraiment repliées sur elles-mêmes. Les habitants n’y rencontrent jamais d’autres aventures humaines que celles d’autres exclus. Alors qu’à Montreuil, Aubervilliers ou Saint-Denis, on peut encore traverser la ville et espérer.
Recueilli par Bastien Bonnefous disponibles sur 20minutes.fr
(n° 864 vend 9 déc 2005)
* www.africultures.com
Si des intervenants extérieurs au mouv’ Hip Hop prennent la défense de sa liberté d’expression et de création, il est évidement de notre responsabilité à tous, amateurs de rap et de la culture Hip Hop et de sa liberté de soutenir ceux d’entre nous qui seront attaqués, graffiteurs emprisonnés ou condamnés à des amendes, rappeurs poursuivis ou censurés, magazines mis en procès… Même s’il ne s’agit pas non plus de soutenir tous les propos les plus écervelés ou les plus haineux.
Agissez dans les urnes dès les prochaines élections :
Liste des parlementaires, députés et sénateurs qui soutiennent l'action de François Grosdidier demandant à M. le Garde des Sceaux d'engager des poursuites contre le rappeur M. R et les autres rappeurs cités (extraite du site de M Grosdidier lui même, le très édifiant http://www.fgrosdidier.com/)
Il reste à y trouver le député de votre circonscription et aux prochaines élections…
(let’s wait for the election day
and we’ll see who’s banned in the USA!)
2 live Crew, 1990
1. Pierre AMOUROUX Député des Yvelines
2. Jean-Paul ANCIAUX Député de la Saône et Loire
3. René ANDRE Député de la Manche
4. Jean AUCLAIR Député de la Creuse
5. Bertho AUDIFAX Député de la Réunion
6. Martine AURILLAC Députée de Paris
7. Patrick BALKANY Député des Hauts de Seine
8. Brigitte BAREGES Députée du Tarn et Garonne
9. Patrick BEAUDOUIN Député du Val de Marne
10. Jean Claude BEAULIEU Député de la Charente Maritime
11. Jean Louis BERNARD Député du Loiret
12. Marc BERNIER Député de la Mayenne
13. André BERTHOL Député de la Moselle
14. Jean-Michel BERTRAND Député de l'Ain
15. Gabriel BIANCHERI Député de la Drôme
16. Jean Marie BINETRUY Député du Doubs
17. Etienne BLANC Député de l'Ain
18. Emile BLESSIG Député du Bas Rhin
19. Yves BOISSEAU Député du Calvados
20. Daniel BOISSERIE Député de la Haute Vienne
21. Marcel BONNOT Député du Doubs
22. Chantal BOURRAGUE Députée de la Gironde
23. Josiane BOYCE Députée du Morbihan
24. Françoise BRANGET Députée du Doubs
25. Bernard CARAYON Député du Tarn
26. Antoine CARRE Député du Loiret
27. Richard CAZENAVE Député de l'Isère
28. Roland CHASSAIN Député des Bouches du Rhône
29. Dino CINIERI Député de la Loire
30. Philippe COCHET Député du Rhône
31. Alain CORTADE Député du Vaucluse
32. Edouard COURTIAL Député de l'Oise
33. Alain COUSIN Député de la Manche
34. Jean Michel COUVE Député du Var
35. Charles COVA Député de la Seine et Marne
36. Olivier DASSAULT Député de l'Oise
37. Jean DE GAULLE Député de Paris
38. Christian DECOCQ Député du Nord
39. Jean Pierre DECOOL Député du Nord
40. Patrick DELNATTE Député du Nord
41. Jean DELOBEL Député du Nord
42. Léonce DEPREZ Député du Pas de Calais
43. Jean Jacques DESCAMPS Député de l'Indre et Loire
44. Michel DIEFENBACHER Député du Lot et Garonne
45. Jean DIONIS du SEJOUR Député du Lot et Garonne
46. Jacques DOMERGUE Député de l'Hérault
47. Philippe DUBOURG Député de la Gironde
48. Jean Pierre DUPONT Député de la Corrèze
49. Francis FALALA Député de la Marne
50. Pierre Louis FAGNIEZ Député du Val de Marne
51. Philippe FENEUIL Député de la Marne
52. Daniel FIDELIN Député de la Seine Maritime
53. André FLAJOLET Député du Pas de Calais
54. Marc FRANCINA Député de la Haute Savoie
55. Arlette FRANCO Députée des Pyrénées Orientales
56. Yves FROMION Député du Cher
57. Daniel GARD Député de l'Aisne
58. Jean Paul GARRAUD Député de la Gironde
59. Alain GEST Député de la Somme
60. Franck GILARD Député de l'Eure
61. Bruno GILLLES Député des Bouches du Rhône
62. Maurice GIRO Député du Vaucluse
63. Claude GOASGUEN Député de Paris
64. Jacques GODFRAIN Député de l'Aveyron
65. François Michel GONNOT Député de l'Oise
66. Jean Pierre GRAND Député de l'Hérault
67. Claude GREFF Députée de l'Indre et Loire
68. Jean GRENET Député des Pyrénées Atlantiques
69. Arlette GROSSKOST Députée du Haut Rhin
70. Serge GROUARD Député du Loiret
71. Louis GUEDON Député de la Vendée
72. François GUILLAUME Député de la Meurthe et Moselle
73. Joël HART Député de la Somme
74. Michel HEINRICH Député des Vosges
75. Pierre HERIAUD Député de la Loire Atlantique
76. Francis HILLMEYER Député du Haut Rhin
77. Henri HOUDOUIN Député de la Mayenne
78. Jean Yves HUGON Député de l'Indre
79. Denis JACQUAT Député de la Moselle
80. Edouard JACQUE Député de la Meurthe et Moselle
81. Christian JEANJEAN Député de l'Hérault
82. Maryse JOISSAINS MASINI Députée des Bouches du Rhône
83. Jean-Pierre KUCHEIDA Député
84. Robert LAMY Député du Rhône
85. Pierre LANG Député de la Moselle
86. Dominique LE MENER Député de la Sarthe
87. Jean Marc LEFRANC Député du Calvados
88. Pierre LELLOUCHE Député de Paris
89. Arnaud LEPERCQ Député de la Vienne
90. Céleste LETT Député de la Moselle
91. Geneviève LEVY Députée du Var
92. Gérard LORGEOUX Député du Morbihan
93. Lionnel LUCA Député des Alpes Maritimes
94. Daniel MACH Député des Pyrénées Orientales
95. Richard MALLIE Député des Bouches du Rhône
96. Alain MARLEIX Député du Cantal
97. Franck MARLIN Député de l'Essonne
98. Jean MARSAUDON Député de l'Essonne
99. Philippe-Armand MARTIN Député de la Marne
100. Henriette MARTINEZ Députée des Hautes Alpes
101. Bernard MAZOUAUD Député de la Dordogne
102. Alain MERLY Député du Lot et Garonne
103. Denis MERVILLE Député de la Seine Maritime
104. Damien MESLOT Député du Territoire de Belfort
105. Gilbert MEYER Député du Haut Rhin
106. Pierre MICAUX Député de l'Aube
107. Pierre MORANGE Député des Yvelines
108. Nadine MORANO Députée de la Meurthe et Moselle
109. Etienne MOURRUT Député du Gard
110. Georges MOTHRON Député du Val d'Oise
111. Alain MOYNE-BRESSAND Député de l'Isère
112. Jean Pierre NICOLAS Député de l'Eure
113. Yves NICOLIN Député de la Loire
114. Dominique PAILLE Député des Deux Sèvres
115. Bernadette PAIX Députée de la Haute Garonne
116. Philippe PEMEZEC Député des Hauts de Seine
117. Josette PONS Députée du Var
118. Didier QUENTIN Député de la Charente Maritime
119. Michel RAISON Député de la Haute Saône
120. Marcelle RAMONET Député du Finistère
121. Eric RAOULT Député de la Seine St Denis
122. Frédéric REISS Député du Bas Rhin
123. Jean Luc REITZER Député du Haut Rhin
124. Jacques REMILLER Député de l'Isère
125. Philippe ROUAULT Député de l'Ille et Vilaine
126. Michel ROUMEGOUX Député du Lot
127. Martial SADDIER Député de la Haute Savoie
128. Bernard SCHREINER Député du Bas Rhin
129. Jean Marie SERMIER Député du Jura
130. Yves SIMON Député de l'Allier
131. Jean Pierre SOISSON Député de l'Yonne
132. Michel SORDI Député du Haut Rhin
133. Frédéric SOULIER Député de la Correze
134. Daniel SPAGNOU Député des Alpes de Haute Provence
135. Hélène TANGUY Députée du Finistère
136. Guy TEISSIER Député des Bouches du Rhône
137. Michel TERROT Député du Rhône
138. Irène THARIN Députée du Doubs
139. Jean Claude THOMAS Député de la Marne
140. Dominique TIAN Député des Bouches du Rhône
141. Georges TRON Député de l'Essonne
142. Jean UEBERSCHLAG Député du Bas Rhin
143. Léon VACHET Député des Bouches du Rhône
144. Christian VANNESTE Député du Nord
145. Alain VENOT Député de l'Eure et Loire
146. Béatrice VERNAUDON Députée de la Polynésie Française
147. Jean Sébastien VIALATTE Député du Var
148. René Paul VICTORIA Député de la Réunion
149. Michel VOISIN Député de l'Ain
150. Gérard VOISIN Député de la Saône et Loire
151. Gérard WEBER Député de l'Ardeche
152. Michel ZUMKELLER Député du Territoire de Belfort
153. Lucien DEGAUCHY Député de l'Oise
154. Nicolas ABOUT Sénateur des Yvelines
155. Pierre ANDRE Sénateur de l' Aisne
156. Jean BIZET Sénateur de la Manche
157. Paul BLANC Sénateur des Pyrénées-Orientales
158. Dominique BRAYE Sénateur des Yvelines
159. Pierre BORDIER Sénateur de l' Yonne
160. François-Noël BUFFET Sénateur du Rhône
161. Christian CAMBON Sénateur du Val de Marne
162. Jean-Claude CARLE Sénateur de Haute-Savoie
163. Auguste CAZALET Sénateur des Pyrénées-Atlantiques
164. Christian COINTAT Sénateur Français établis Hors de France
165. Gérard CORNU Sénateur de l' Eure-et-Loir
166. Philippe DALLIER Sénateur de Seine-Saint-Denis
167. Isabelle DEBRE Sénateur des Hauts-de-Seine
168. Louis de BROISSIA Sénateur de Côte-d'Or
169. Henri de RAINCOURT Sénateur de l' Yonne
170. Christian DEMUYNCK Sénateur de Seine-Saint-Denis
171. Marcel DENEUX Sénateur de la Somme
172. Yves DETRAIGNE Sénateur de la Marne
173. Eric DOLIGE Sénateur du Loiret
174. Michel DOUBLET Sénateur de Charente-Maritime
175. Roland du LUART Sénateur de la Sarthe
176. Alain DUFAUT Sénateur du Vaucluse
177. André FERRAND Sénateur des Français établis hors de France
178. Gisèle GAUTIER Sénateur de Loire-Atlantique
179. Charles GINESY Sénateur des Alpes-Maritimes
180. Paul GIROD Sénateur de l' Aisne
181. Philippe GOUJON Sénateur de Paris
182. Adien GOUTEYRON Sénateur de Haute-Loire
183. Louis GRILLOT Sénateur de Côte-d'Or
184. Michel GUERRY Sénateur des Français établis hors de France
185. Françoise HENNERON Sénateur du Pas-de-Calais
186. Jean-Marc JUILHARD Sénateur du Puy-de-Dôme
187. Jacques LEGENDRE Sénateur du Nord
188. Philippe LEROY Sénateur de la Moselle
189. Gérard LONGUET Sénateur de la Meuse
190. Simon LOUECKHOTE Sénateur de Nouvelle Calédonie
191. Lucienne MALOVRY Sénateur du Val-d'Oise
192. Philippe MARINI Sénateur de l' Oise
193. Alain MILON Sénateur du Vaucluse
194. Philippe NOGRIX Sénateur de l' Ille-et-Vilaine
195. Anne-marie PAYET Sénateur de la Réunion
196. Jean PUECH Sénateur de l' Aveyron
197. Bruno RETAILLEAU Sénateur de la Vendée
198. Henri REVOL Sénateur de Côte-d'Or
199. Janine ROZIER Sénateur du Loiret
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Le MRAP intervient sur le plan juridique pour rappeler que le racisme (en actes comme en paroles) n'est pas l'expression d'une simple opinion mais un délit sanctionné par la loi
Le MRAP privilégie les actions préventives " d'éducation à la citoyenneté " et développe un " antiracisme de proximité ".
L'égalité des droits entre tous les citoyens reste la revendication centrale du MRAP. L'égalité à la Citoyenneté , cela signifie bien entendu la lutte contre toutes les formes de discrimination raciale dans tous les domaines : aux loisirs, à la formation, à l'école, à l'embauche, au logement, etc.
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Gone, mai 2006

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